Fedor von Bock

bock

Feld-maréchal
(Küstrin - Allemagne, 3 décembre 1880 || Lehnsahn - Allemagne, 4 mai 1945)

Il rejoint l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale et obtient la croix de fer. En 1918, il atteint le grade de major.

Il est promu feld-maréchal en 1940 pour sa participation à la victoire allemande contre la France, la Belgique et les Pays-Bas. Il a par la suite la tâche de prendre Moscou (URSS). En juillet 1941, ses troupes du groupe d'armées centre prennent Minsk et, trois semaines plus tard, atteignent Smolensk. Il est seulement à 405 km de Moscou quand Hitler décide de détourner une partie de son armée vers Kiev et Leningrad. Ce n'est seulement qu'en octobre qu'il peut reprendre sa marche vers Moscou.

Le mauvais temps oblige von Bock à stopper sa marche vers Moscou en décembre 1941. Hitler remplace von Bock par Günther von Kluge mais, après seulement un mois de repos, von Bock est envoyé à nouveau sur le front soviétique pour prendre le contrôle du groupe d'armée sud après la mort de Walther von Reichenau.

Après Hitler intensifia sa campagne soviétique pour une guerre de destruction, des atrocités très répandues sont commises contre les civils soviétiques par les unités de Einsatzgruppen (Unités mobiles d'extermination) de Heydrich. Ceci a indigné plusieurs officiers subalternes de von Bock ainsi que le chef d'état-major du groupe d'armée centre et du colonel Hening von Tresckow.

Bock, en privé, s'est dit indigné de ces atrocités, mais il n'est pas disposé à en parler directement à Hitler. Au lieu de cela, il a envoyé un de ses officiers subalternes pour porter plainte. Quand celui-ci revient les mains vides, Bock déclare triomphalement, "Messieurs ! Notons que le Feld-maréchal a protesté".

Hitler indiqua à Bock de détruire les forces soviétiques à l'ouest du Don et de gagner le contrôle des gisements de pétrole du Caucase. Au départ c'est un succès à Voronezh, mais Hitler est furieux de sa lente progression et écarte von Bock du service actif le 15 juillet 1942.

En 1944, il est approché par son neveu von Tresckow à propos de la possibilité de rejoindre le complot contre Hitler. Bock refuse, mais ne donne pas les détails à la Gestapo.

Après le suicide du Führer, von Bock offre ses services au gouvernement intérim de Dönitz, mais lui, sa femme et sa fille sont tués le 4 mai 1945, durant un raid aérien allié sur Hambourg.