Walther von Brauchitsch

brauchitsch

Feld-maréchal (Berlin - Allemagne, 4 octobre 1881 || Hambourg - Allemagne, 18 octobre 1948)

Bien que considéré par ses pairs comme étant un des meilleurs et plus intelligents des généraux de l'armée allemande, cet "homme de culture, charme et intégrité professionnelle" il était un modèle vis-à-vis des conspirateurs. Étant commandant en chef de l'armée il était en bonne position pour apporter de l'aide aux conspirateurs pour renverser Hitler et son régime nazi.

Bien qu'opposé personnellement au nazisme, Brauchitsch devient bientôt inextricablement lié à Hitler. Il est forcé d'emprunter 80 000 Reichmarks au dictateur afin d'obtenir un divorce et de se remarier. Il est aussi fortement ambitieux et motivé pour succéder au général Werner von Fritsch comme commandant en chef de la Wehrmacht.

Comme le général Ludwig Beck, il s'opposa à l'invasion de l'Autriche et de la Tchécoslovaquie par Hitler. Mais à la différence de Beck, Brauchitsch ne peut pas résister activement aux plans de guerre de Hitler. Demandé plusieurs fois par Beck de persuader l'état-major général entier à démissionner si Hitler persistait à vouloir envahir la Tchécoslovaquie, Brauchitsch laissa les événements prendre leurs cours.

Quand les conspirateurs se préparèrent pour leur première tentative de renverser Hitler et le régime de nazi en septembre 1938, ils essayèrent à plusieurs reprises de persuader Brauchitsch, commandant en chef de l'armée, de mener le coup prévu. Mais la seule assurance qu'il donna fut sa réponse célèbre : "Je ne ferai rien moi-même, mais je ne stopperai personne lors de cette action".

Après l'échec de la tentative de coup d'État de 1938, Brauchitsch ignora tous les autres appelle de Beck et des autres conspirateurs pour utiliser l'armée pour renverser Hitler avant que l'Allemagne soient plongée dans la guerre mondiale.

Durant la Seconde Guerre mondiale

En novembre 1939, poussé par Halder et les conspirateurs, Brauchitsch demanda une audience avec Hitler pour le persuader que l'Allemagne ne pourra jamais gagner une guerre générale européenne prolongée et d'abandonner ses plans de conquêtes.

Hitler se lança dans une rage intense soumettant le commandant en chef à une tirade d'insultes et d'abus. Halder fut horrifié de voir Brauchitsch sortir de la réunion "blanc comme un mort". Hitler convoqua alors une réunion de l'état-major général pour déclarer qu'il écrasera l'Est dans un an. Il jura aussi de "détruire l'esprit de Zossen" - une menace qui fit paniquer Halder à tel point qu'il força les conspirateurs à abandonner leur seconde tentative de coup d'État.

Brauchitsch montra ses remarquables talents d'organisateurs en coordonnant la campagne de Blitzkrieg (guerre éclair) de Hitler contre l'Ouest. Hitler le récompensa et onze autres généraux avec l'ultime récompense militaire - le bâton de maréchal. Comme Halder et beaucoup d'autres officiers supérieurs, Brauchitsch est pris dans l'euphorie du tourbillon de la victoire de la Wehrmacht sur la France. Comme Hitler, il crut à tort que la campagne soviétique serait une autre courte et victorieuse guerre.

Alors que l'Opération Barbarossa est lancée, Brauchitsch comme commandant en chef est forcé de cosigner et de mettre en application le tristement célèbre ordre commissaire de Hitler et l'ordre pour une guerre de guérilla lequel toléra essentiellement l'extermination en masse de prisonniers soviétiques de guerre capturés et de civils - un acte qui le hanta au procès de Nuremberg. Consterné par la décision de Hitler de détourner les divisions panzer du Groupe d'armées centre vers le nord de Leningrad et vers le sud du Caucase, Brauchitsch su qu'il condamnât le but de la Wehrmacht de capturer Moscou. Pourtant, il ne fit aucune tentative à part de lui soumettre un mémo par écrit pour changer l'esprit de Hitler. Comme on pouvait s'y attendre, Hitler en voulut à Brauchitsch de son échec pour prendre Moscou, il accabla tellement le malheureux maréchal qu'il souffrît plus tard d'une crise cardiaque. Étant en mauvaise santé, Brauchitsch est relevé sans cérémonie de son commandement et prit sa retraite en décembre 1941 alors que Hitler prit directement le contrôle de la Wehrmacht.

La conspiration

Quand la tentative du coup d'État échoua le 20 juillet, Brauchitsch baisse encore plus dans l'estime de ceux qui restèrent loyaux aux conspirateurs quand il publia un article condamnant le complot de Stauffenberg et faisant l'éloge de la nomination de Himmler comme commandant en chef de l'armée. Pire encore, il dénonça plusieurs anciens collègues. Il s'excusa plus tard à Halder prétendant qu'il avait été forcé de le faire pour sauver la vie de sa famille.

Son destin

Dans le procès de Nuremberg, Brauchitsch est accusé avec la complicité de la guerre de Hitler d'agression et de crimes contre l'humanité. Sa défense consiste à faire de fausses déclarations l'une après l'autre. Il n'a jamais démenti avoir reçu de l'argent de Hitler pour se remarier, qu'il ait eu connaissance des buts de la guerre de Hitler en 1938-1941, qu'il connaissait les atrocités commises en Pologne ou qu'il n'a jamais été conscient des conséquences génocidaires. Brauchitsch est envoyé dans un camp de prisonniers dans le sud du Pays de Galles et revint à nouveau en Allemagne en 1948 pour passer en jugement devant une Cour britannique. Il mourut avant le début du procès.