Grandes phases de la 2ème guerre mondiale

Les grandes phases de la 2ème guerre mondiale

I. Les causes de la guerre

On distingue :

    Des causes directes :

    L'invasion de la Pologne est déclenchée le 1er septembre 1939. Pour défendre la Pologne, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 en raison des alliances de défense mutuelle signée entre les démocraties. Mais cette déclaration de guerre n'est pas suivie d'une réelle intervention des démocraties et l'invasion de la Pologne se solde par une victoire nazie redoutablement rapide (moins d'un mois).

    Des causes profondes :

        - La coexistence en Europe de pays aux régimes politiques très différents et antagonistes dans les points de vue (ex : Allemagne nazie : dictature expansionniste / France ou Royaume-Uni : démocraties et défense du droit des peuples).

        - La présence à la tête de l'Allemagne d'Adolf Hitler. Du point de vue territorial, il suit un projet précis : la conquête d'un « espace vital » européen pour construire une Europe allemande. Il veut aussi effacer toute trace du Traité de Versailles (1919).

        - L'absence de réactions des démocraties (France et Royaume-Uni) face aux agressions et aux manœuvres d'Hitler ou face à l'alliance des dictatures (alliance de l'Allemagne avec le Japon dès 1935, signature de l'Axe Rome-Berlin en 1936 avec Mussolini).

Le dernier pacte d'alliance est signé en août 1939, il s'agit du Pacte germano-soviétique de non agression (avec l'URSS). Cela permet à Hitler de se débarrasser d'un ennemi qui jusque là lui faisait peur : l'URSS. Hitler a donc les mains libres pour commencer l'invasion de la Pologne le 1er septembre 1939.

 

Les victoires nazies

L'invasion de la Pologne (1er au 29 septembre 1939)

L'invasion de la Pologne a été déclenchée par l'armée nazie le 1er septembre 1939. Cette agression contre la Pologne entraîne l'entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni (défenseurs de la Pologne) le 3 septembre 1939.

La campagne de Pologne est une victoire nazie redoutablement rapide : la Pologne est écrasée en moins d'un mois.

Deux raisons expliquent la rapidité de la victoire nazie :

    - La supériorité tactique des armées nazies avec l'utilisation de la stratégie Blitzkrieg (guerre-éclair) qui permet de déborder l'ennemi.
    - Les Polonais, mal organisés et sous-équipés, doivent se battre sur deux fronts : ils sont attaqués à l'ouest par l'Allemagne et à l'est par l'URSS.

À l'issue des combats, la Pologne est partagée en deux entre ses deux agresseurs.

Hitler se tourne ensuite vers la Scandinavie (mars-avril 1940)

Son but : protéger la route du fer suédois que les alliés souhaitent couper.

L'attaque alliée à Narvik (au nord de la Norvège) est un échec. Hitler envahit le Danemark et la Norvège protégeant ainsi parfaitement l'approvisionnement en fer de l'Allemagne.

De leur côté, les Soviétiques occupent la Finlande.

La bataille de France (10 mai 1940 - 22 juin 1940)

Que s'est-il passé entre le 3 septembre 1939 et le 10 mai 1940 ?

C'est la « drôle de guerre » : il ne s'est rien passé d'important. C'est une guerre de position où les armées franco-anglaises et les armées allemandes restent face à face derrière leurs lignes de front. Cette attente mine le moral des Français.

L'invasion de la France se fait par la conquête de la Hollande et celle de la Belgique et du Luxembourg. Cette stratégie permet de contourner la ligne de défense française (la ligne Maginot). Les Panzers allemands foncent à travers les Ardennes et pénètrent sur le territoire français à Sedan. Ils prennent ensuite les troupes franco-anglaises à revers au sud et au nord.

Les conséquences de cette attaque sont dramatiques pour les démocraties :

    - La Belgique et la Hollande capitulent.

    - Les Français et les Anglais, coincés dans la poche de Dunkerque tentent de quitter la France. Certains y parviennent (des Anglais surtout) et d'autres, nombreux parmi les Français, sont faits prisonniers.

    - La campagne de France peut continuer sans encombre pour les armées nazies. C'est une véritable débâcle française : Paris est menacé, le gouvernement français quitte Paris pour se réfugier à Bordeaux.

C'est le moment que choisit l'Italie pour entrer en guerre (10 juin 1940). Un deuxième front se crée donc au sud. La situation se détériore donc encore pour la France.

À Bordeaux, c'est alors l'affrontement politique entre ceux qui veulent poursuivre la guerre avec les colonies (Charles de Gaulle) et ceux qui veulent signer l'armistice (Maréchal Philippe Pétain).

Le point de vue de Pétain l'emporte et ce dernier, appelé au gouvernement le 16 juin 1940, signe l'armistice le 22 juin 1940 à Rethondes.

En cinq semaines de combat, la France est battue. 92.000 soldats français ont été tués dans une bataille qui demeure sans doute la pire défaite française.

L'armistice prévoit deux modifications territoriales importantes :

    - l'Alsace-Lorraine est rattachée à l'Allemagne

   - La France est divisée en deux : la France du nord (France directement occupée par les nazis, avec Paris comme capitale) et la France du sud (dite France « libre », avec Vichy comme capitale). Entre ces deux France passe la ligne de démarcation.

Fin juin 1940, le seul pays d'Europe qui lutte encore contre l'Allemagne nazie est le Royaume-Uni. Hitler fait des propositions aux Anglais pour conclure un traité de paix. Churchill, premier ministre du Royaume-Uni depuis mai 1940, refuse. C'est le début de la bataille d'Angleterre.

Les Anglais vont subir le « Blitz » : des bombardements allemands massifs sur Londres et tout le sud de l'Angleterre. Le but de ces bombardements est d'épuiser le Royaume-Uni. Malgré ce pilonnage, Hitler ne parvient pas à venir à ses fins et le Royaume-Uni poursuit sa résistance pendant toute la guerre.

Les dernières offensives nazies visent l'Europe balkanique et danubienne : elles entraînent l'occupation de la Roumanie (oct. 1940) et de la Bulgarie (printemps 1941) qui se déclarent alliées du Reich.

Parallèlement à ces interventions allemandes, Mussolini veut aussi conquérir un petit empire. Il intervient à la fin de l'année 1940 en Égypte. Il s'attaque ensuite aux Balkans, mais les armées fascistes sont repoussées par les Grecs. Hitler doit intervenir pour secourir les Italiens. La Yougoslavie est écrasée par les armées fascistes et nazies. La Grèce est conquise en avril 1941.

Toutes ces interventions ponctuelles dans l'Europe balkanique et danubienne ne sont qu'une préparation à une offensive beaucoup plus large qui conduit à la mondialisation du conflit.

 

La mondialisation du conflit

La mondialisation du conflit se fait à partir du milieu de l'année 1941.

La mondialisation se fait d'abord par l'ouverture du front russe : Hitler attaque l'URSS le 22 juin 1941 (c'est l'opération Barbarossa ou « Barberousse »). C'est une attaque qui peut paraître surprenante, puisqu'il y avait un pacte de non-agression entre l'URSS et l'Allemagne.

En réalité, cette alliance entre les Nazis et les Soviétiques était contre nature, purement militaire. Une fois débarrassé du front de l'ouest, Hitler peut se tourner contre son ancien ennemi.

L'attaque contre l'URSS est lancée avec des moyens énormes (plus de 5 millions de soldats du côté nazi). Très vite Leningrad est assiégée et Moscou est menacée. En septembre 1942, c'est tout un symbole, les troupes allemandes commandées par le général von Paulus atteignent Stalingrad.

La mondialisation se poursuit et s'amplifie encore en décembre 1941 avec l'entrée en guerre des États-Unis.

Depuis le début de la guerre, les États-Unis ne sont pas intervenus militairement dans le conflit européen. Ils se contentent dans un premier temps d'un soutien diplomatique aux démocraties, puis très vite d'un soutien financier aux pays agressés par les puissances de l'Axe.

L'instigateur de cette politique est le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt. Il affirme clairement son hositilité à l'égard des nazis. Il signe ainsi la Charte de l'Atlantique avec Churchill en août 1941.

Roosevelt s'inquiéte également de l'impérialisme japonais. Il agit donc contre le Japon, de deux manières :

    - gel des capitaux japonais aux États-Unis
    - embargo sur le pétrole en direction du Japon.

Les Japonais analysent ces deux mesures comme une agression. Sans déclaration de guerre préalable, ils bombardent Pearl Harbour, le 7 décembre 1941.

Pearl Harbour est un port, une base où se trouvait une partie de la flotte américaine dans le Pacifique. Les États-Unis se retrouvent donc impliquer directement dans la guerre sans doute plus tôt qu'ils ne le souhaitaient.

Avant la réaction américaine, le Japon se lance dans la conquête de l'Asie orientale : Hong-Kong, les Philippines, les Indes néerlandaises (l'Indonésie), la Malaisie, la Birmanie, Singapour. Ils menacent également l'Australie.

En plus de ces deux nouveaux fronts, la guerre se poursuit en Afrique : depuis mars-avril 1941, l'Afrikakorps de Rommel, intervenu pour aider les Italiens, a dépassé nettement les frontières de la Libye italienne pour envahir une partie de l'Égypte au détriment des armées anglaises. Au début de 1942, les troupes allemandes sont aux portes d'Alexandrie.

Enfin, la bataille fait rage sur les mers et les océans. C'est le cas dans le Pacifique avec la lutte entre les Japonais et les Américains. C'est le cas aussi dans l'Atlantique où se déroulent une véritable guerre sous-marine.

En Méditerranée, les Nazis utilisent l'aviation pour déstabiliser la flotte anglaise.

 

Conclusion

Début 1942, on peut véritablement parler de guerre mondiale (tous les continents sont touchés, la guerre se poursuit sur mer).

En Europe, peu de pays sont restés neutres : Suède, Suisse, Espagne, Portugal, Turquie. On peut de plus s'interroger sur la réalité de cette neutralité pour certains de ces pays (la Suède fournit du fer à l'Allemagne, l'Espagne est une dictature installée grâce à Hitler et à Mussolini, la Suisse accueille massivement l'or nazi tout en connaissant l'origine).

Début 1942 marque l'apogée de la domination des puissances de l'Axe : l'Europe est quasiment allemande; le Japon règne sur un empire maritime gigantesque.

 

Les données changent

En 6 mois, la situation militaire se retourne complètement.

Les Alliés se redressent grâce à plusieurs facteurs :

- Une amélioration du matériel

Elle se fait par une mobilisation massive des énergies notamment aux États-Unis. Une véritable économie de guerre se met en place : elle conduit à tourner l'essentiel de la production industrielle vers la satisfaction des besoins des armées, c'est la mise en place de l'industrie de guerre. Le président Roosevelt lance ainsi, en janvier 1942, le Victory Program.

Des progrès similaires se font au Royaume-Uni ou en URSS, mais la productivité est moins importante qu'aux États-Unis.

L'Allemagne nazie mobilise également son économie pour la mettre au service de la guerre.

Le début de l'année 1942 est donc marquée par une amélioration des conditions matérielles au service de la guerre. Cette amélioration se fait nettement en faveur des Alliés grâce aux États-Unis qui, à eux-seuls, fabriquent plus que l'ensemble des dictatures.

- Une amélioration de la coordination des forces armées

Cette amélioration joue aussi en faveur des Alliés. Les Alliés se rencontrent et fixent les grandes lignes d'une stratégie commune. Un haut commandement commun se met en place : dès 1943, Dwight Eisenhower est nommé commandant en chef des forces alliées sur le front occidental.

- Une multiplication des zones de front

C'est le dernier facteur qui joue dans le sens d'une victoire des Alliés. En effet, les troupes nazies doivent combattre en Méditerranée, en Afrique, dans l'Atlantique. Elles doivent surveiller les plages françaises tout en tenant le front de l'est qui s'étend sur plus de 3000 km.

- L'émiettement des possessions japonaises dans le Pacifique joue le même rôle face aux États-Unis.

Les territoires conquis par les puissances de l'Axe sont donc devenus intenables face à la pression conjointe des Alliés, aidés par la logistique américaine.

 

La première victoire en Europe

Elle s'effectue sur le front de l'est. Face à l'URSS, Hitler ne souhaite pas seulement tenir les positions conquises; sa stratégie est plus ambitieuse :

    - il veut s'approprier le pétrole du Caucase,
    - il souhaite couper la route d'approvisionnement de l'URSS en produits américains, route passant par l'Iran
    - il voudrait enfin conquérir la ville de Moscou.

En septembre 1942, les troupes nazies conquièrent Stalingrad après des combats très violents : cette conquête doit ouvrir la route de Moscou. En réalité, Stalingrad ne sera jamais totalement aux mains des Nazis.

En novembre 1942, les Soviétiques contre-attaquent : supervisés par Joukov, ils encerclent l'armée de Paulus dans Stalingrad. Hitler interdit toute retraite à Paulus qui est forcé de capituler le 2 février 1943 après un hiver désastreux pour l'armée nazie.

Stalingrad est donc la première grande défaite nazie.

Conséquences de cette défaite nazie :

    - 90.000 soldats allemands sont faits prisonniers. Le reste de l'armée allemande se replie en Ukraine où elle est à nouveau battue par les Soviétiques.
    - fin 1943, la moitié des territoires occupés sont reconquis par les Soviétiques.
    - la bataille de Stalingrad marque un véritable coup d'arrêt dans la progression nazie en Europe.

 

Les premières victoires dans le monde

Dans le Pacifique

Les premières victoires américaines se déroulent chronologiquement avant les victoires soviétiques, mais leurs conséquences sont moins spectaculaires. Ce sont des victoires aéronavales qui permettent aux États-Unis de prendre le dessus face aux Japonais.

La bataille de Midway (3-6 juin 1942) marque ainsi le début du replis japonais. À partir d'août 1942, avec le débarquement à Guadalcanal, débute la véritable reconquête du Pacifique.

En Afrique

Jusqu'à l'été 1942, la situation est plutôt favorable aux puissances de l'Axe.

Mais en octobre 1942, le général britannique Montgomery lance une contre-offensive alliée en Afrique du Nord : elle se conclut par la victoire d'El Alamein (en Égypte).

L'Afrikorps de Rommel doit battre en retraite face aux troupes britanniques.

Le 8 novembre 1942 débute l'opération « Torch » : les troupes américaines et britanniques débarquent ensemble en Afrique du Nord et combattent sous le commandement unique d'Eisenhower. Elles s'attaquent aux ports marocains et algériens.

Cette attaque a deux conséquences importantes :

    - en France, la zone sud, dite « libre » est envahie par les Allemands
    - Hitler envoie des renforts en Tunisie. Ces renforts sont commandés par Rommel. Ce dernier se heurte aux Américains ; il réussit à reprendre du terrain, mais est finalement encerclé et rappelé par Hitler en mars 1943.

Également en mars 1943, les troupes alliées ont reçu le renfort des troupes françaises libres commandées par le général Leclerc. Conjointement elles repoussent les Allemands jusqu'en Tunisie. Les troupes allemandes et italiennes capitulent en Tunisie (au Cap Bon) en mai 1943.

Mai 1943 est une date importante car à partir de mai 1943 plus aucun soldat de l'Axe ne demeure en Afrique. Avec cette date, la victoire des Alliés est vraiment en marche.

 

La reconquête de l'Europe

L'élimination de l'Italie

À la suite de leur victoire en Afrique du Nord, les troupes alliées (Américains, Canadiens, Britanniques et troupes de la France Libre) débarquent en Sicile, le 10 juillet 1943. L'île est conquise au mois d'août 1943.

Face à cette avancée alliée, l'Italie se divise politiquement. Mussolini est destitué et emprisonné. Un nouveau gouvernement est mis en place. Mais Mussolini est libéré par un commando nazi et prend le contrôle de l'Italie du Nord.

Dans ce contexte, les Alliés débarquent en Italie. Au prix de combats très violents (notamment autour du Monte Cassino), l'Italie est peu à peu reconquise aux Nazis. En juin 1944, les Alliés atteignent Rome qui est déclarée « ville ouverte ». Il faudra attendre le printemps 1945 pour que les Alliés réussissent à conquérir le nord de l'Italie défendu par les Nazis derrière la « ligne Gothique ».

Mussolini, de son côté, est arrêté par des partisans communistes et exécuté le 28 avril 1945.

La libération de la France

Le 6 juin 1944, les Anglo-américains débarquent en Normandie sous le commandement unique d'Eisenhower (c'est le début de l'opération « Overlord »).

Le 15 août 1944, avait débarqué en Provence l'armée française commandée par le général De Lattre de Tassigny.

Aidés dans leur progression par la résistance française, les alliés entrent dans Paris le 25 août 1944 puis poursuivent la libération de la France face à une armée nazie en perdition.

Les troupes de Normandie et de Provence font leur jonction en septembre 1944. Strasbourg est libéré en novembre 1944.

En décembre 1944, les dernières « poches » allemandes sont réduites (Dunkerque, Colmar). On peut donc considérer qu'à cette date, tout le territoire français est libéré.

Les troupes alliées se dirigent ensuite vers l'est et pénètrent sur le territoire allemand.

À l'est

Ce sont les troupes soviétiques qui reconquièrent les territoires dominés par les nazis en Europe orientale à l'image de la Pologne.

Par l'invasion, les Soviétiques contraignent aussi à la capitulation les alliés de l'Allemagne (Finlande, Roumanie, Hongrie, Bulgarie).

La Yougoslavie, de son côté se libère seule : la résistance yougoslave communiste dirigée par Tito vient à bout des troupes allemandes.

La capitulation allemande

Les Alliés franchissent le Rhin en mars 1945. Hitler souhaite encore poursuivre la lutte en utilisant de nouvelles armes (V2) et en mobilisant de nouvelles troupes.

Mais le Reich s'effondre en quelques semaines. Les Soviétiques marchent sur Vienne et sur Berlin. Ils font la jonction avec les Alliés en avril 1945.

Hitler se suicide le 30 avril 1945 dans son bunker de Berlin. La capitale allemande tombe le 2 mai 1945.

Le 7 mai 1945, les Allemands signent une capitulation sans condition devant Eisenhower à Reims et le 8 mai 1945 devant Joukov à Berlin.

 

Vers la capitulation japonaise

Depuis l'été 1943, les États-Unis ont repris les îles Marshall, les Carolines, les Marianes et les Philippines.

Les Japonais ne sont plus en état de mener des attaques massives (leur marine notamment a été massivement détruite). Mais ils résistent en se regroupant autour de leur archipel et en menant des attaques désespérées (les Kamikazes).

L'île d'Okinawa tombe aux mains des Américains en avril 1945 mais au prix de combats très meurtriers. Le général américain MacArthur pense que le Japon est à la portée des troupes américaines mais que la résistance nippone risque de se prolonger.

Pour mettre fin à cette résistance japonaise et pour épargner la vie de ses soldats, Harry Truman, président des États-Unis depuis la mort de Roosevelt (le 2 avril 1945), décide d'utiliser une arme nouvelle : la bombe atomique. Deux bombardements atomiques se produisent à trois jours d'intervalle : sur Hiroshima le 6 août 1945 et sur Nagasaki le 9 août 1945.

Parallèlement, l'URSS déclare la guerre au Japon et envahit la Mandchourie conformément aux engagements pris lors de la conférence de Yalta (4 - 11 février 1945 : rencontre entre Staline, Roosevelt et Churchill).

Le 15 août 1945, l'empereur du Japon, Hirohito, annonce la reddition de son pays. La capitulation est signée le 2 septembre 1945, dans la baie de Tokyo, à bord du navire Missouri, en présence du général MacArthur.