Panzer VI Ausf E Tiger I

 Le Tiger fut le char allemand le plus célèbre. Il était doté d'un blindage et d'un canon plus performants que ceux des chars anglais ou américains affrontés en 1944. Cependant, il était vulnérable aux attaques aériennes et s'avérait difficile à produire en nombre suffisant pour pouvoir arrêter les Alliés.

Panzer VI ausf E tiger 1

 

Panzer VI Ausf E Tiger I
Système de propulsion :
Moteur V12 à essence MAYBACH HL210P45 de 485 kw (650 hp)
Vitesse :
Vitesse maximum sur route : 37 km/h ; autonomie sur route : 117 kms
Dimensions :
L : 8,62 m ; l : 2,82 m ; H : 2,86 m

 

Le Tiger fut le char allemand le plus célèbre et peut-être le blindé de combat le plus important de tous les temps. Les spécificités de ce qui devait ensuite devenir le Tiger avaient été remarquées dès 1937, mais le projet du "char de percée" fut interrompu après que la compagnie Henschel en eut construit quelques prototypes. Cependant en 1941, lorsque naquit l'exigence d'un nouveau char lourd sur lequel il était possible de monter un canon de 88 mm, le projet fut pris à nouveau en considération. On changea au moins deux fois d'idée sur les qualités requises du char, avant que deux prototypes ne soient demandés aux compagnies Henschel et Porsche, afin de pouvoir être présentés le jour de l'anniversaire de Hitler, le 20 avril 1942.

Les deux projets étaient assez semblables et entrèrent tous deux en production. L'un deviendra le Panzer VI Tiger et l'autre le Tiger P (P signifiant Porsche). Le modèle Henschel était supérieur, plus facile à produire et n'avait pas les problèmes techniques qui nuisaient au char Porsche.

Choisi pour être produit à grande échelle, le modèle Henschel fut mis immédiatement en service en août 1942, durant l'attaque contre Leningrad où il fut utilisé sur terrain difficiles et attira bien vite l'attention des canons antichars. Aussitôt après, il fut utilisé en Tunisie, où il n'eut pas plus de succès, même s'il suscita un grand intérêt chez les Alliés.

Le Tiger atteignit son apogée en Normandie, après le débarquement des Alliés. Le seul fait qu'il y ait des Tiger dans la région était suffisant pour semer la terreur dite "terreur du Tiger" et stopper l'avancée ennemie. Le Tiger était simplement doté d'un blindage et d'un canon plus performants que ceux des chars anglais et américains affontés en 1944.

Le canon de 88 mm parvenait à pénétrer le blindage d'un Cruiser IV à 2000 m de distance, alors que le Cruiser devait s'approcher à un mètre pour briser le blindage frontal d'un Tiger. S'il était bien manoeuvré, le Tiger pouvait écraser une douzaine de chars ennemis en un seul affrontement et avec un peu de chance il pouvait aussi se replier pour pouvoir combattre à nouveau par la suite. Toutefois, malgré ses potentialités, le Tiger était vulnérable aux attaques par derrière et était peu maniable. Les roues novatrices (galets porteurs) en quinconce des chenilles se bloquaient facilement dans la boue qui gelait durant la nuit ; et au matin le char se trouvait immobilisé.

Trop lourd pour être supporté par la plupart des petits ponts, le Tiger était contraint de traverser les fleuves à gué et il avait alors une prise d'air semblable à celle des submersibles, technique qui fut ensuite abandonnée.

Peu de changement furent effectués sur le Tiger,  à part le modèle du char de commandement Befehlpanzer et celui du char dépanneur blindé Bergetiger. Le Rammtiger, vairante du Tiger qui portait une sorte de carapace blindée pour démolir les édifices, ne fut jamais achevé. La production s'acheva en août 1944 après la construction de 1354 véhicules.

L'entrée en guerre du Tiger

Le Tiger entrera pour la première fois sur le champ de bataille en août 1942, lorsque quatre chars de combat furent déchargés d'un train près de Leningrad et envoyés directement au front. Devant l'assaut conduit par ces nouveaux et énormes chars, les divisions soviétiques se replièrent, bien que le terrain friable entre les zones boisées ne fût pas l'idéal pour les lourds Tiger difficiles à manoeuvrer. L'un cassa sa boite de vitesse, l'autre son moteur. Le troisième fut mis hors jeu à cause de problèmes de direction. Après un seul jour de bataille, il ne restait qu'un seul Tiger qui fût opérationnel. Cette nuit là, les Allemands réussirent à remorquer les véhicules hors du champ de bataille, mais ils ne les utilisèrent plus jusqu'à la fin du mois de septembre. Les Tiger n'étaient pas très nombreux, et pourtant, pendant l'hiver 1942-43, durant l'offensive contre les Soviétiques, les chars allemands détruisirent un quart des chars ennemis.

Spécificités :

- Le Tiger avait un équipage de cinq hommes : le chef de char, le chargeur, le canonnier, le pilote et l'opérateur radio / tireur pour la mitrailleuse.

- Malgré son potentiel, le Tiger était compliqué, difficile à manoeuvrer et vulnérable aux attaques arrières.

- Grâce aux larges chenilles, le char exerçait une pression moindre sur le terrain et possédait une excellente manoeuvrabilité à travers champ. En revanche, ce type de chenilles rendait le char trop lourd pour être transporté sur des trains, à moins qu'elles ne soient remplacées par des chenilles spéciales plus étroites.

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