Sturmpanzer IV Brummbär

Le Brummbär, dérivé du Panzer IV, qui était un char fiable, était un obusier mobile lourdement blindé. Face à d'autres chars blindés, il se montrait peu utile durant les combats et manquait de moyens de défense rapprochée.

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Sturmpanzer IV Brummbär
Système de propulsion :
Moteur V12 à essence Maybach HL120TRM de 224 kw (300 hp)
Vitesse :
Vitesse maximum sur route : 40 km/h ; autonomie sur route : 210 kms
Dimensions :
L : 5,93 m ; l : 2,88 m ; H : 2,52 m

 

Un obusier d'assaut StuH de 150 mm, qui tirait des obus très explosifs, constituait l'armement primaire du Brummbär.

La grande superstructure pouvait acceuillir un équipage de cinq hommes et presque 40 obus de munitions de 150 mm.

Le Brummbär pesait 28 tonnes : plus de cinq tonnes de plus que le Panzer IV Ausf G standard.

La majorité des Brummbär était constituée de chars nouveaux et huit seulement étaient issus de la conversion de chars préexistants, les Panzer IV Ausf G.

Les derniers Brummbär produits possédaient un périscope pour le pilote au lieu du viseur à vision directe.

Sur les derniers modèles, les défauts dus à la faible capacité de défense rapprochée furent corrigés par l'ajout d'une mitrailleuse montée sur la plaque avant de la caisse, en haut à gauche. Plus tard, le char se vit doté d'une coupole pour le chef de char, munie d'une mitrailleuse antiaérienne MG 42.

A partir de 1943, les chars furent presque toujours dotés de Schürzen (jupes) blindés. Il s'agissait de grosses plaques en acier léger de 5 mm fixées sur le char par des gonds afin de protéger la caisse des armes à charge creuse, qui de cette façon avaient perdu de leur intensité en arrivant sur le blindage du char.

Le Sturmmpanzer IV était une variante du Panzer IV, qui offrait un appui artillerie mobile à l'infanterie. Il fut conçu par la compagnie Alkett afin de pouvoir monter un obusier de 15 cm. Lorsque Hitler vit les projets en octobre 1942, il ordonna la construction immédiate de 40-60 exemplaires. Ces modèles furent achevés en mai 1943 et la production en série fut lancée. A la fin de la guerre, 298 exemplaires avaient été construits. La superstructure à caissons abritait un Sturmhaubitze L/12 sur un affût doté d'un blindage frontal de 100 mm et d'un blindage latéral de 50 mm.

Le bataillon de chars d'assaut 216 fut le premier à être équipé du SdKfz 166 Brummbär, qui entra en guerre à Koursk en juillet 1943. L'absence de canon était un réel désavantage, mais grâce à la fiabilité mécanique et à la solidité du châssis, le Brummbär réussit à surclasser les chars les plus récents, dont bon nombre s'avéraient incapables de contrecarrer l'ennemi ou tombaient en panne. En outre, le Brummbär était lourd et lent, ce qui ne présentait aucun problème pour tirer sur des cibles fixes, mais devenait un inconvénient pour le combat en défense ou contre les blindés ennemis. Après Koursk, trois autres bataillons, qui combattirent en Italie et en Europe occidentale, furent équipés du Brummbär.

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