Infantry Tank Mk III, Valentine I

Le Valentine fut l'un des chars anglais les plus fiables. Il fut efficace en appui d'infanterie dans le désert occidental, mais pas contre les Panzer allemands.

infantry-mk-iii-valentine-mk-viii-01

 

Infantry Tank Mk III, Valentine I
Système de propulsion :
Moteur 6 cylindres diesel AEC de 97,7 kw (131 hp)
Vitesse :
Vitesse maximum sur route : 24 km/h ; autonomie sur route : 145 kms
Dimensions :
L : 5,41 m ; l : 2,63 m ; H : 2,27 m

 

 

Surnommé Valentine, car la compagnie Vickers soumit le projet au Ministère de la Guerre peu avant le délai limite du 14 février 1938, le char d'infanterie Mk III était la version perfectionnée du Heavy Cruiser A10. La guerre en Europe étant imminente, une commande fut passée en juin 1939 et pour la fin de l'année 1940, les permiers chars construits entrèrent en service.

A partir du milieu de l'année 1941, la 8ème division armée put compter sur de nombreux Valentine, qui furent déterminants dans les combats menés dans le désert occidental. Le Valentine souffrait cependant des mêmes défauts que beaucoup de chars britanniques de cette période, essentiellement sa faible puissance de feu et son blindage insuffisant. C'était néanmoins l'un des chars les plus fiables, car la plupart des problèmes qu'avait connus l'A10 avaient été résolus sur le Valentine.

L'un des points faibles des permiers modèles était la tourelle de petites dimensions, qui contraignait le tireur à perdre la cible de vue lorsqu'il chargeait le canon.

Certains Valentine III étaient dotés du système DD (Duplex Drive, "à double propulsion") et de bouées latérales, afin de pouvoir "nager" vers la rive, une fois débarqués des barges. Au moment du débarquement en Normandie, les Valentine DD avaient été remplacés par le Sherman DD, mais ils avaient contribué efficacement au développement de méthodes opérationnelles, ainsi qu'à l'entraînement des équipages de la 79ème division blindée.

Plus de 1400 Valentine Mk IV furent construits par la compagnie Canadian Pacific à Montréal, mais la plupart furent cédés aux Russes qui remplacèrent plus tard le canon par un modèle plus utile de 76,2 mm de leur fabrication. Le Valentine fut relativement fiable sur le front oriental, mais ses chenilles se révélèrent inadaptées au rigoureux hiver. Ces chars furent plutôt remarquables par le nombre de leur production (8275), que par leur qualités intrinsèques. Ils furent aussi vendus à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande où ils servirent essentiellement à l'entraînement des soldats.

Lorsque le Valentine apparut pour la première fois en Afrique du Nord, son principal adversaire blindé fut l'italien M11/39, qui pouvait être facilement détruit.

Le Valentine III introduisit une tourelle aux dimensions supérieurs, conçues pour accueillir trois hommes, avec le chef de char déplacé à l'arrière et un espace suffisant pour le chargeur. L'équipage passait ainsi à quatre hommes.

Le Valentine fut limité à un canon de 57 mm car l'anneau de la tourelle ne pouvait pas accueillir une tourelle suffisamment grande pour contenir la culasse d'un canon plus puissant.

Le Valentine fut construit en 11 versions principales et en de nombreux modèles spéciaux, tels que les lance-flammes, les amphibies et les poseurs de ponts.

 

 

images
infantry-mk-iii-valentine-mk-ii-05
infantry-mk-iii-valentine-mk-ii-02
infantry-tank-mkiii-valentine-mkvi
infantry-mk-iii-valentine-mk-viii-01
IWM-KID-863-valentine-mkIII
valentinemkiii01
valentinemkiii02
valentinemkiii04
ValentinetankMk3desert
valentineix01
valentineix03
valentineix05
valentineixdd03
valentineixdd04
valentineixdd05